IFAC's Points of View

Amélioration des rapports d’entreprise

Les rapports d’entreprise doivent faire ressortir toutes les informations importantes des organisations.  Cependant, les investisseurs et les autres parties prenantes sont en quête d’informations et d’aperçus de plus grande qualité quant aux performances, aux risques, aux opportunités et aux perspectives à long terme des entreprises, par rapport au processus d’information financière traditionnel.  Si elles veulent se montrer responsables, les entreprises doivent dresser un tableau clair et complet de la capacité de leur organisation à créer une valeur durable dans le temps.

L’IFAC estime qu’il existe une possibilité importante de renforcer la confiance envers les entreprises et les marchés en intégrant dans les rapports d’entreprise des informations pertinentes, fiables et comparables relatives aux mesures dérivées des états financiers (c’est-à-dire des mesures « non GAAP » ou « non IFRS »),  d’autres « indicateurs clés de performance » associés aux résultats financiers et  des informations plus générales sur la création de valeur, la durabilité ou les facteurs environnementaux, sociaux, et de gouvernance.

Notre partenariat avec l’International Integrated Reporting Council témoigne de notre soutien à l’amélioration des rapports d’entreprise en y intégrant un éventail plus large de divulgations narratives et de mesures. La réflexion intégrée et les rapports prospectifs permettent aux organisations de communiquer de manière efficace – et aux parties prenantes de comprendre – les perspectives de création de valeur sur le long terme.  Un éventail d’initiatives et de cadres normatifs supplémentaires a également été mis en place afin de transmettre ces informations.

 

1. Une amélioration du système de rapport des entreprises est indispensable.

En matière de reporting, le paysage des entreprises est devenu une mosaïque de divulgations contraignantes et volontaires dans divers cadres et initiatives normatives - principalement centrées sur la création de valeur, la durabilité et les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance.  Les parties prenantes jugent difficile de rationaliser l’information fournie et de comprendre le rapport avec l’information financière.1

  • L’IFAC est convaincue du fait que cet écosystème de reporting, constitué de multiples flux de travail concurrents, ne répond pas au mieux aux intérêts du marché des capitaux, des entreprises ou de leurs parties prenantes.  La complexité et la non-comparabilité qui en découlent peuvent déboucher sur une inefficacité et sur des coûts excessifs, tant pour les entreprises que pour les investisseurs.2
  • L’IFAC soutient la mise en place et la convergence vers des informations narratives et des mesures pertinentes, fiables et comparables (par exemple, des flux non monétaires, des nombres, des ratios, des pourcentages, etc.) pour lesquelles des critères appropriés peuvent être définis afin de faciliter les conclusions d’assurance. 
  • L’IFAC est convaincue du fait que ces rapports d’entreprise à base élargie sert l’intérêt public et que l’alignement est indispensable avant qu’une approche fragmentée ou régionale en matière de rapports et de réglementation ne devienne une pratique courante.  Aussi bien les entreprises que les investisseurs soutiennent de plus en plus cette approche.3 L’idéal serait de se regrouper autour des bonnes pratiques de marché ou de reconnaître un ensemble unique de normes de haute qualité avant toute intervention réglementaire.  
  • L’IFAC soutient les efforts de tous les participants au Corporate Reporting Dialogue, au Task Force on Climate-Related Financial Disclosures, le World Business Council for Sustainable Development et d’autres organisations contribuant à l’amélioration des rapports d’entreprise.  Dans le même temps, l’IFAC souligne à nouveau la nécessité de l’émergence et de la mise en œuvre d’une approche uniforme et globale.

1 Corporate Reporting Dialogue, “Driving Alignment in Climate-related Reporting,” Executive Summary, page iii, September 2019.

2 L’enquête 2017 du CFA Institute intitulée « Environmental, Social and Governance (ESG) Survey » (p. 18) relève un manque d’informations ESG quantitatives appropriées, un manque de comparabilité entre les entreprises, et une qualité des données discutable/un manque d’assurance. 
L’enquête 2019 de McKinsey intitulée « More than Values: The value-based sustainability reporting that investors want » (regroupant 50 entreprises, 27 gestionnaires d’actifs, 30 propriétaires d’actifs) relève les « efforts et dépenses excessifs » que suppose la fourniture d’informations similaires en réponse à de multiples demandes.  Les investisseurs et les chefs d’entreprise ont évoqué « l’incohérence, la non-comparabilité ou le manque d’alignement aux normes comme constituant le défi le plus important » lié aux rapports sur le développement durable.  

3 L’enquête McKinsey a révélé que 86 % des entreprises contre 88 % des investisseurs préconisent une norme unique ou moins pour les rapports de développement durable. 

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